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Maladies des adultes

Mortalités hivernales

Gravité : Élevée De novembre à mars ; constat à la sortie d'hiverRelecture en cours
Repère thématique

L’essentiel

  • La plupart des pertes d'hiver se jouent en août-septembre.
  • Varroa et virus, famine et défaut de reine sont les trois grandes causes.
  • Une ruche morte se « lit » : place de la grappe, réserves, têtes dans les cellules, traces de varroa.
  • Fermez vite une ruche morte pour éviter le pillage et la propagation de maladies.

Perdre des colonies en hiver fait partie de l’apiculture, mais des pertes élevées ont presque toujours une cause identifiable. Une grande étude européenne a montré que la maîtrise des maladies, en particulier du varroa, et la formation de l’apiculteur pèsent fortement sur la survie des colonies1.

Lire une ruche morte

Varroa et virus

  • Petite grappe, souvent avec la reine, et des réserves encore abondantes.
  • Ruche presque vide d’abeilles mortes.
  • Déjections blanches de varroa au plafond des cellules de couvain, abeilles aux ailes déformées.

Famine

  • Grappe morte serrée, nombreuses abeilles la tête dans les cellules.
  • Plus aucune réserve au contact de la grappe ; parfois du miel à quelques cadres de là (« famine à côté des réserves » par grand froid).

Problème de reine

  • Pas de couvain, ou couvain de mâles dans des cellules d’ouvrières (reine bourdonneuse ou ouvrières pondeuses).

Nosémose ou dysenterie

  • Cadres et façade fortement tachés de diarrhée.
Photo à fournir — Ruche morte ouverte en sortie d'hiver : abeilles la tête dans les cellules, cadres sans réserves.

Ce qu’il faut faire tout de suite

  1. Fermer l’entrée pour éviter le pillage par les colonies voisines.
  2. Examiner le couvain : un couvain suspect de loque se déclare.
  3. Retirer la ruche et ne réutiliser les cadres qu’après contrôle.

Prévenir l’année suivante

  • Traiter contre le varroa juste après la dernière récolte, puis contrôler.
  • Hiverner des colonies fortes, réunir les faibles avant l’automne.
  • Vérifier les réserves en fin de saison et au début du printemps.

Retour terrain. Chez l’éditeur de ce site, éleveur en Normandie, le nourrissement d’hivernage se fait au cas par cas, colonie par colonie, jusqu’à trois apports de sirop en septembre-octobre, avec contrôle des réserves jusqu’à mi-octobre. Le sirop s’arrête au passage à l’heure d’hiver ; ensuite, seulement du candi si nécessaire, jusqu’au passage à l’heure d’été. Soupeser la ruche ne suffit pas, c’est même trompeur : il faut regarder les cadres. Et un trou de miellée en début d’été touche généralement les plus belles colonies.

Références

  1. Jacques A. et al. (2017). A pan-European epidemiological study reveals honey bee colony survival depends on beekeeper education and disease control. PLoS ONE 12(3) : e0172591. doi.org
  2. FAO, IZSLT, Apimondia, CAAS (2021). Bonnes pratiques apicoles pour une apiculture durable. FAO, Lignes directrices Production et santé animales n° 25.

Mise à jour : 8 octobre 2026
Rédaction : Rédaction Apisanitas
Relecture : Relecture en cours